« La musique libère, plus on la pratique plus on est libre »
Ton nom d’artiste ?
Mon nom c’est DI VALGO JEZ
Ton vrai nom ?
Mon vrai nom c’est Jean pierre Koffi BOKO
Qu’est-ce qui t’a poussé à embrasser la carrière musicale ?
Je dirais que c’est un besoin vital, une urgence, un sentiment d’inutilité quand je ne crée pas. Comme tous les loisirs, la musique détend, soulage, grandit l’esprit de celui qui la pratique. On peut sourire, rire ou pleurer quand on écoute une chanson : c’est l’émotion. Celui qui chante, c’est celui qui a toujours quelque chose à dire, d’abord à lui-même et à une population ; celui qui chante parle d’abord de lui-même. Tout artiste doit refléter l’image de son inspiration, mais les mentalités ne sont toujours pas les mêmes. Si tu chantes contre le trafic d’enfants tu ne doit pas faire le trafic d’enfants.
Quel genre de musique fais-tu ?
J’aime la musique traditionnelle. Vous savez, faire de la musique, c’est véhiculer un message par Son ou par Parole suivant bien sûr une harmonie.
D’où tires-tu tes inspirations ?
Du génie créateur
As-tu un Album sur le marché ?
Je dirai oui, je trois album disponible et deux sur le marché mais cela ne marche pas comme je veux ; J’ai l’impression que ça soit pas un problème Quoi ! Le plus difficile, c’est le texte, le reste vient de lui-même Quoi !
Qu’est-ce que tu aimes dans la vie ?
J’aime l’honneur.
Qu’est-ce que tu détestes dans la vie ?
Je déteste la malhonnêteté.
Tu te mêles à deux univers : la musique et les affaires. Y recherches-tu les mêmes sensations, les mêmes intentions ?
Pour moi c’est un tout. Quand je finis une composition, je me sens léger et j’ai l’impression que la nature change de couleur, que le ciel est encore plus proche de la terre ou que mon esprit est de retour d’un long voyage. Lorsqu’une chanson apparaît, c’est toujours un moment de surprise. Je n’ai ni eu d’éducation musicale ni d’affaire ; c’est un peu un art de voyou : prétendre à quelque chose qu’on ne maîtrise pas fortement. C’est à mi-chemin entre la musique et les affaires où la vie n’est ni l’un ni l’autre. Cela suppose plutôt un savoir faire.
Quel conseil donnerais-tu à ceux qui désirent développer ta musique ?
La musique libère, plus on la pratique plus on évolue et plus on est libre. Il faut surtout fonctionner en très grande autarcie, face à face avec soi-même. N’écoutez que soi-même. Comme là dit DONNA LIVINE, il y a en toi tous les possibles, tout ce que tu voudrais être, toute l’énergie pour accomplir ce que tu veux réaliser. Imagine-toi comme tu aimerais être faisant ce que tu aimerais faire, et même si parfois il te parait trop de continuer, tiens bien tes rêves. Un beau matin tu te réveilleras pour découvrir que tu es devenu la personne dont tu as rêvé simplement parce que tu as le courage de croire en toi et en tes rêves. Comprendre que le monde n’est pas seulement que physique (ce que nous voyons) mais aussi spirituel (ce que nous ne voyons pas)
Ton rêve ?
Mon rêve c’est que mon rêve soit réalisé. Que tout le monde cherche à me connaître, à me voir et à me toucher. En un mot, devenir une star.
Propos recueillis
Ernestine ADEOUMI
Après son troisième album L’artiste DI Valgo Jez installa un studio de classe à Cotonou
Son dernier bébé est né à Lomé le 29 décembre 2007. Il s’agit d’un album de plusieurs chansons dont le titre est Sè la Buèkè. Di Valgo Jez, de son vrai nom Jean Pierre Koffi BOKO est un artiste togolais aux talents incommensurables, à la voix de coq avec qui il faut compter dans l’avenir. Au Bénin depuis 2002, il a embrassé une carrière professionnelle solo loin de tous reproches. Il fait du hop life, du hi life et de la World Music, des idéaux de paix et de justice, il chante) dénonce les tares de nos sociétés comme l’injustice, la corruption, l’impérialisme, la maltraitance des enfants…
Arrivé aujourd’hui eu sommet de l’art, il n’entend pas baisser les bras. Il s’est trouvé une nouvelle passion : la rédaction des scénarios pour des films.
La Concrétisation d’un vieux rêve.
Construire un studio ; C’est le rêve inouï que réalise actuellement Di Valgo Jez. Le studio est en installation. Des techniciens et des ingénieurs de son et image sont actuellement à pied d’œuvre pour finir l’installation afin de réaliser cet exploit, Di Valgo Jez s’est investi pour la commande des équipements. Déjà les travaux sont réalisés à 90% environ. Si bien actuellement, on s’affaire à régler les derniers détails. Avec ce studio Di Valgo Jez entend régler le problème de manque d’infrastructures et de moyens de production d’œuvres phonographiques et cinématographiques auxquels la plupart des artistes sont confrontés. Il s’agit d’une œuvre à vocation humanitaire car l’artiste ne veut que prendre des contributions forfaitaires auprès de ses camarades. Et alors personne n’aura d’excuse pour la qualité des ses œuvres.
Qui suis-je ?